jeudi, avril 08, 2004
Le Saut de la Mort
Hier soir, après m'être appuyé quelques reportages particulièrement primesautiers sur le génocide rwandais dans l'espoir, finalement vain, de dégager de ceux-ci des éléments propres à structurer mon opinion sur le comportement génocidaire en général, il me semblait tout indiqué de me plonger dans un de mes vieux Jess Long. Mon épisode préféré ("Le Saut de la Mort") est celui où les frères Ross, cascadeurs de leur état, ambitionnent de survoler un hôtel en voiture. Très vite le drame se développe autour d'une sombre arnaque à l’héritage au sein d'un triangle amoureux assez classique, une tragédie antique à Las Vegas en somme, le combat fratricide des Etéocle et Polynice de la cascade automobile.
Et là, soudainement, la synthèse se fait, par je ne sais quel fil ténu de la volonté, sous mes yeux, la conclusion de cette joyeuse soirée de massacres, de viols, et de pleurs m’apparaît.
C’est décidé, je fais de Maurice Tillieux mon philosophe de référence. Je reprends dès ce soir la lecture de l’intégrale de Gil Jourdan, Félix et César (son œuvre peut-être la plus difficile d’abord).
Ceci n’est pas mal non plus : «Ceux d'entre les hommes à qui l'on fait du mal deviennent nécessairement pires... Par conséquent, ce n'est pas l'effet du juste de nuire». Dommage que Platon n’ait pas fait de la bande dessinée.
Et là, soudainement, la synthèse se fait, par je ne sais quel fil ténu de la volonté, sous mes yeux, la conclusion de cette joyeuse soirée de massacres, de viols, et de pleurs m’apparaît.C’est décidé, je fais de Maurice Tillieux mon philosophe de référence. Je reprends dès ce soir la lecture de l’intégrale de Gil Jourdan, Félix et César (son œuvre peut-être la plus difficile d’abord).
Ceci n’est pas mal non plus : «Ceux d'entre les hommes à qui l'on fait du mal deviennent nécessairement pires... Par conséquent, ce n'est pas l'effet du juste de nuire». Dommage que Platon n’ait pas fait de la bande dessinée.